La curiosité stimule la mémoire et l'attention, révèle une étude de l'Université de Pasadena en Californie.
Sébastien Bohler
Min Jeaong Kang et ses collègues ont fait participer des gens à un
jeu de questions-réponses de culture générale, tout en sondant
l’activité de leur cerveau. Le noyau caudé, un ensemble de neurones
recourbé au centre du cerveau, s’active au maximum lorsque les joueurs
sont dans une situation ambiguë : ils ont des connaissances sur le
sujet, mais n’en savent pas assez pour donner la réponse et hésitent.
Dans ces conditions, on constate que la réponse est très bien
mémorisée. Le noyau caudé donne envie d’aller plus loin, il introduit
une dimension de plaisir dans l’apprentissage, mais il a besoin de se
trouver dans une situation d’équilibre : il faut que les participants
aient quelques connaissances pour aborder la question, mais également
qu’ils ne sachent pas tout. La situation d’apprentissage se présente
alors sous la forme d’un défi où intervient une part d’incertitude.
Pour optimiser le pouvoir de mémorisation des élèves d’une classe, il
faudrait leur distiller le savoir sous forme de devinettes, en posant
des questions qui sont légèrement au-dessus de leur niveau de
connaissances, mais pas trop. Le rôle de l’enseignant serait d’évaluer
le degré d’incertitude suscité par ses questions, afin que l’élève n’ait
l’impression ni de connaître la réponse ni d’en être totalement
éloigné. C’est à ce moment que le noyau caudé s’active le plus et que la
mémorisation est optimale.
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