12.11.2013 par Sébastien Bohler
Buzzfeed connaît un succès gigantesque, c’est ce qu’on appelle un “pure player”, sorte de media créé uniquement sur Internet, sans support papier. 80 millions de visiteurs par mois. Aucune véritable information, juste du “buzz”, c’est-à-dire des images ou des vidéos que l’on a envie de partager, parce qu’elles captent notre attention un bref instant, et que nous avons le réflexe de vouloir le transmettre à quelqu’un d’autre, pour n'importe quelle raison, étonnement, moquerie, bonne humeur, etc.
La principale fonction de cette aire cérébrale est de nous permettre
de nous représenter les états mentaux des autres. Autrement dit, lorsque
notre jonction temporo-pariétale s’active, nous nous demandons : à quoi
les autres pensent-ils ? Quelles sont leurs réactions, intentions,
émotions ?
C’est ce que les spécialistes de ces sites « pure player » appellent un contenu viral. Le but est explicite : la vidéo doit se transmettre comme une traînée de poudre, indépendamment du fait qu’on y trouve un intérêt ou non. Le patron de Buzzfeed, Johnah Peretti, expliquait dans une conférence qu’il était fasciné par la viralité sociale, ou la capacité de certaines images ou messages à se répandre en un clin d’œil. Sans s’en cacher, il admet viser la population de ceux qui s’ennuient au bureau, et de ceux qui s’ennuient en ligne. Pour ne pas s’ennuyer, il faut être distrait, mais pas trop sollicité mentalement. La solution est simple : partager. Cliquer. Vivre des émotions rapides et en rechercher tout de suite l’écho dans la communauté. Sans aller plus loin.
Buzzfeed connaît un succès gigantesque, c’est ce qu’on appelle un “pure player”, sorte de media créé uniquement sur Internet, sans support papier. 80 millions de visiteurs par mois. Aucune véritable information, juste du “buzz”, c’est-à-dire des images ou des vidéos que l’on a envie de partager, parce qu’elles captent notre attention un bref instant, et que nous avons le réflexe de vouloir le transmettre à quelqu’un d’autre, pour n'importe quelle raison, étonnement, moquerie, bonne humeur, etc.
Neurologie du buzz
Mais que se passe-t-il dans notre tête à ce moment-là? Voici quelques mois à peine, des chercheurs de l’Université de Californie à Los Angeles ont voulu savoir ce qui se passe dans le cerveau de personnes exposées à des vidéos qui créaient le buzz. Ils les ont placés dans un scanner et ont observé que leur cerveau s’activait, non dans les zones frontales sous-tendant la réflexion et la conscience, mais dans une zone nommée jonction temporo-pariétale. La voici ici en rouge.
La jonction temporo-pariétale (en rouge) s'active chez des personnes visionnant des contenus faisant le buzz.
Un seul objectif: partagez!
C'est pourquoi, face à une vidéo qui fait le buzz, notre premier réflexe n’est pas d’apprécier le contenu en soi, d’en retirer un message, un enseignement, d’argumenter ou de mémoriser. C’est tout simplement de penser à ce qu’en penseront les autres. Autrement dit, nous sommes déjà dans la démarche consistant à la propager.C’est ce que les spécialistes de ces sites « pure player » appellent un contenu viral. Le but est explicite : la vidéo doit se transmettre comme une traînée de poudre, indépendamment du fait qu’on y trouve un intérêt ou non. Le patron de Buzzfeed, Johnah Peretti, expliquait dans une conférence qu’il était fasciné par la viralité sociale, ou la capacité de certaines images ou messages à se répandre en un clin d’œil. Sans s’en cacher, il admet viser la population de ceux qui s’ennuient au bureau, et de ceux qui s’ennuient en ligne. Pour ne pas s’ennuyer, il faut être distrait, mais pas trop sollicité mentalement. La solution est simple : partager. Cliquer. Vivre des émotions rapides et en rechercher tout de suite l’écho dans la communauté. Sans aller plus loin.
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